Pas encore de commentaire... - Catégories: féminisme
La journée pour le droit des femmes permet de donner un espace, avant tout, médiatique à la réalité souvent douloureuse des conditions de la femme en France et dans le monde.
On oublie trop souvent, au delà du moment de l’indignation à quel point la domination que subissent des milliers de femmes dans le monde s’inscrit dans la chair. Ce sont les viols et l’inoculation du sida comme arme de guerre en République démocratique du Congo. Ce sont les mariages forcés et le corolaire des lapidations des femmes adultères qui frappent en Afghanistan, et dans de nombreux lieux, où la domination patriarcale atteint son paroxysme… Ce sont aussi les avortements sélectifs à l’égard des filles, où l’abandon de celles-ci, à la naissance dans de trop nombreux pays d’Asie.
Cette dure réalité permet de souligner à quel point les droits conquis dans notre pays sont loin d’être le quotidien pour des millions de femmes à travers le monde et à quel point le combat féministe pour l’égalité et l’émancipation est universaliste.
Cette réalité ne doit pas nous faire oublier les inégalités pourtant persistantes dans notre pays.
Les femmes sont majoritaires et tiennent le haut de l’affiche mais pas dans nos assemblées, ni à la direction des entreprises et bien que trop rarement à la tête de nos listes lors des élections. Là où elles sont majoritaires, c’est dans l’occupation de contrats précaires et à temps partiels, elles sont majoritaires dans la pratique des tâches ménagères, et encore majoritaires chez les personnes âgées pauvres.
Majoritaires aussi dans la réussite scolaire. Les jeunes filles de ma génération ont fait tout ce que la société a demandé : aller à l’école, être studieuse,… et réussir deux fois mieux que les hommes. Première à l’école, bien plus nombreuses à obtenir le baccalauréat, bien plus nombreuses dans les mentions, bien plus nombreuses à l’université,… et pourtant les inégalités lors de l’entré sur le marché du travail ne cessent de perdurer.
C’est un peu comme si les jeunes filles subissaient une double peine. Comme tous les jeunes elles subissent ce bizutage social ; où c’est plus que pâte blanche, au sens propre comme figuré, qu’il faut montrer, pour trouver un emploi, un logement, une opportunité. Sauf que dans le même temps, elles doivent subir une société où l’égalité entre les femmes et hommes est certes proclamée mais peine à se réaliser.
La précarité étudiante, le fait que 50% des étudiants soient obligés de se salarier est un fait connu… mais il est bien plus simple d’ignorer qu’hôtesse d’accueil dans un bar, ou la prostitution estudiantine occasionnelle, ce n’est pas un phénomène marginal qui fait les gros titres de la presse. C’est une dure réalité pour chacune des jeunes femmes qui y succombent, ou à qui simplement parce ce qu’elle est femme on lui propose.
Pire que pire c’est la situation que subissent les jeunes femmes immigrés dans notre pays. Où quand à la politique nauséabonde de la droite s’additionne l’inégalité du fait de la condition féminine. C’est le fait d’être toujours suspecté de vouloir enfanter en France pour obtenir des papiers, mais surtout le risque d’expulsion si une fois mariée vous subissez des violences conjugales. Quel est ce gouvernement où le droit au divorce devient synonyme d’expulsion ? Ce pays qui ne garantit pas aux femmes en situation irrégulière de ne pas se faire expulser lors qu’elles vont porter plaintes pour violences conjugales.
Etre une jeune fille en France, c’est aussi malheureusement appendre à devoir cacher sa féminité. Une très proche amie me confier à plus de 25 ans à quel point avait été violent ces regards quand en 6ème, elle s’habillait en jupe comme elle le faisait à l’école primaire. Chez les enfants à 10-12 ans les insultes, les regards qui veulent tout simplement dire « salope » : c’est violent. Un collège entier à mettre des pulls amples, des pantalons de jogging cela vous marque une femme en devenir. Lire la suite
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Bonjour à tous et toutes !
A Caen toute la journée avec les jeunes socialistes pour soutenir la liste de Laurent Beauvais en Basse-Normandie 

